Herpès : les HE les plus efficaces
Herpès : les HE les plus efficaces

Ce que dit la recherche en aromathérapie. 

L’herpès est une affection virale très répandue …. et les “recettes” d’huiles essentielles “passe-partout” répétées sans exigence scientifique le sont tout autant ! Nous faisons le point sur les huiles essentielles qui apportent la meilleure efficacité pour soulager et prévenir les “boutons de fièvre” et les lésions génitales. Les huiles essentielles de Manuka et de Gingembre blanc font notamment preuve d'une efficacité remarquable.

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Une affection virale contagieuse

Virions Herpes simplex en microscopie électronique

L’herpès est provoqué par le virus HSV (Herpes simplex virus), dont il existe deux types. Le premier, HSV-1, est très majoritairement responsable de l’herpès dit “labial” qui apparaît sur la bouche et le visage. Le deuxième, HSV-2, est principalement responsable de l’herpès génital.

Le HSV est l’un des virus humains les plus répandus et appartient à la même famille que ceux de la varicelle, du zona ou encore de la mononucléose. Comme ses redoutables cousins, il cible la peau et les tissus nerveux.

L’herpès est une maladie contagieuse, transmise par contact direct avec une personne infectée. La première infection d’herpès labial a souvent lieu pendant l’enfance et passe inaperçue. Chez les adultes, les baisers ainsi que les contacts sexuels oraux/génitaux sont les principaux modes de transmission de l’herpès.

Le virus pénètre dans l’organisme par une simple microlésion de la peau ou des muqueuses. Cette primo-infection passe souvent inaperçue : elle ne s’accompagne d’aucun symptômes chez une personne sur deux pour l’herpès labial et dans la plupart des cas pour l’herpès génital. Le virus reste ensuite dormant toute la vie dans les ganglions nerveux mais peut se réactiver de manière soudaine sous forme d’éruptions dans certaines circonstances (stress, fatigue…). 

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Les poussées d’herpès

Infection vaginale par le virus de l’herpès

Elles peuvent survenir peu après la primo-infection ou plus tard et se répéter dans le temps. Ce sont des éruptions douloureuses de petites vésicules groupées accompagnées de picotements, brûlures et démangeaisons et parfois de maux de tête et de fatigue. D’une durée de 8 à 15 jours, elles n’ont en général pas de conséquences importantes pour la santé mais peuvent être gênantes en apparaissant aux moments les moins appropriés.

Dans le cas de l’herpès labial, c’est le “bouton de fièvre” qui se produit toujours au même endroit, à l’intérieur ou autour de la bouche et, rarement, dans les narines, sur le menton ou la joue.

L‘herpès génital se manifeste quant à lui par des lésions vésiculaires avec démangeaisons et sensations de brûlure : chez la femme, sur la vulve, les parois du vagin, le col de l'utérus, l'anus ; chez l'homme, sur le gland, le prépuce, l'urètre, l'anus. Souvent, ces symptômes s'accompagnent de fièvre et de fatigue. Si elle survient, l’éruption après la primo-infection peut être particulièrement importante.

La fréquence des crises varie d’une personne à l’autre. Il peut y en avoir une ou plusieurs, plus ou moins espacées dans le temps. Elles sont déclenchées par de nombreux facteurs, dont une baisse de l'immunité, la fatigue, le stress, l'exposition au soleil, la fièvre. Une irritation des zones génitales, un traitement à la cortisone ou une chimiothérapie peuvent également déclencher une poussée d’herpès.

Des complications peuvent survenir chez certaines personnes fragiles, notamment avec un système immunitaire affaibli. Les symptômes peuvent être alors plus graves et les crises plus fréquentes. Chez les nourrissons, l'herpès peut, dans de rares cas, provoquer une maladie très grave : l'encéphalite herpétique.

Il faut consulter un médecin si les lésions ne guérissent pas au bout de 2 semaines, en cas de fièvres ou d’autres symptômes très intenses, si les crises sont très fréquentes, en cas de maladie qui affecte le système immunitaire, si les yeux deviennent sensibles à la lumière durant ou après une poussée, signe d’une attaque possible de la cornée.

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Des huiles essentielles à la mesure du problème

De très nombreuses études in vitro ont démontré l’extrême efficacité de certaines huiles essentielles à des niveaux de concentration très faibles sur les virus HSV. La majorité d’entre elles est active sur les virus libres, c’est-à-dire avant leur entrée dans les cellules de la peau ou des muqueuses :

     - le gingembre blanc frais et son zingibérène (Zingiber officinale var album)

     - les feuilles de goyave (Psidium guajava) et la résine de Copahu (Copaifera officinalis), riches en béta-caryophyllène 

     - le bois de rose d’Amazonie à (-)- et (+)-linalols (Aniba rosaeodora)

     - le géranium rosat “Bourbon” par son citronnellol (Pelargonium x graveolens)

     - l’arbre à thé (tea tree) par son terpinéol-4 (Melaleuca alternifolia)

     - le santal blanc riche en santalols (Santalum album)

     - le niaouli par son alpha-terpinéol (Melaleuca quinquenervia).

 Par ailleurs, une seule huile essentielle est active à la fois à l’extérieur et à l’intérieur des cellules : celle de Manuka (Leptospermum scoparium), encore faut-il que le taux de leptospermone et autres tricétones soit élevé (plus de 25 %).

Mode d’application

Sur les lésions labiales :

1 goutte de manuka (Leptospermum scoparium)puis 1 goutte de gingembre (Zingiber officinale var album) (ou une des autres huiles essentielles)
A appliquer sur la zone qui “titille”, 3 fois par jour pendant 7 jours.

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Sur les lésions génitales :

Dès l’apparition des sensations de brûlures et donc avant l’apparition des lésions, appliquer quelques gouttes d’huile végétale de calophylle
puis 1 goutte de manuka et 1 goutte de gingembre (Zingiber officinale var album) (ou une des autres huiles essentielles).
A appliquer sur la lésion. 2 fois par jour pendant 7 jours.

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Ne pas oublier la prévention


Stimulation des défenses immunitaires

Il s’agit de renforcer l’immunité anti-virale, à savoir la voie TH1 où dominent les lymphocytes Natural Killer (NK), grâce en particulier au béta-caryophyllène du copahu (Copaïba officinalis), sans omettre le (Z)-calaménène du Manuka déjà cité comme virucide majeur. On peut trouver ceux-ci sous forme d’huiles essentielles pures ou dans une composition aromatique intégrant huiles essentielles et huiles végétales.

On peut penser également aux baies roses (Schinus molle) et aux feuilles de goyave (Psidium guajava), deux huiles essentielles incontournables pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme.

Gestion du stress

Le stress est un facteur déclenchant des poussées d’herpès. Une aromathérapie adaptée permet de mieux le gérer, avec par exemple un complexe d’huiles essentielles tel qu’Aroma derm à la Mandarine.

Mode d’application

Copahu (Copaïba officinalis) et Manuka (Leptospermum scoparium)
Voie cutanée : 3 gouttes de chaque à diluer dans un peu d'huile végétale et à appliquer sur les avant-bras internes. Matin et soir.

Baies roses (Schinus molle) et feuilles de goyave (Psidium Guajava).
Voie orale : 1 goutte de chaque dans un peu de compote (ou sur un petit morceau de sucre ou un comprimé neutre) - 2 fois par jour en cures de 10 ou 12 jours, répétées régulièrement dans l’année.

Baume Aroma Derm à la mandarinepaix de l’esprit”
Quelques gouttes au niveau du cou, du plexus solaire, de la paume des mains et de la plante des pieds. Faire pénétrer par un massage léger.

2 à 4 fois dans la journée et/ou 1 à 2 fois en soirée.

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AVERTISSEMENT

Les conseils cités dans cet article ne conviennent pas aux enfants de moins de 6 ans, ni aux femmes enceintes ou allaitantes. Dans ces cas, demander l’avis d’un professionnel de santé.
Le contenu de cet article ne saurait remplacer un suivi médical, indispensable pour établir un diagnostic et suivre l’évolution clinique et biologique.

Par ailleurs, l’usage des huiles essentielles nécessite de vérifier au préalable leurs précautions d’emploi et contre-indications éventuelles.


Sources documentaires

Reichling J - Symposium, Grasse; 2007
Franchomme P et al - L’aromathérapie exactement; 1990

Web Admin
Jul 10, 2020